Les débats locaux

L'organisation du débat

Les objectifs du grand débat

Sur le site

Dans les médias

Personnalités

Micro-trottoir

Archives INA.FR

Les symboles de la République

Les auteurs contemporains

Les auteurs classiques

Les textes constitutionnels

Les déclarations des droits

Thème : Ce qui fait notre identité nationale
Sous-thème : Notre modèle d’intégration

Notre identité nationale

5

Notre identité nationale s’incarne en trois mots, gravés au fronton de nos mairies : « Liberté, Égalité, Fraternité ». S’il est toujours fait grand cas du premier terme, notamment par la droite, et du second, notamment par la gauche, le troisième semble n’intéresser plus personne. Comment espérer valoriser un héritage national en faisant chanter la Marseillaise, lorsque l’on bafoue cet idéal en refusant d’être pour les réfugiés d’un pays en guerre la patrie des Droits de l’Homme qu’ils voient en nous ?

La Nation, ce n’est pas une série de signes brandis comme des colifichets pour conjurer une république malade, pour asséner aux immigrés un héritage que la plupart des « vrais » Français ignorent autant qu’eux. Abandonner son pays pour un avenir meilleur est déjà un acte d’affirmation suffisamment patent de l’estime que l’on porte au pays qui nous accueille, un acte culpabilisant dont on ne se remet jamais. Cette preuve d’abnégation place les populations immigrées en avance sur les Français de souche sur la question de la reconnaissance de l’identité nationale.

Si la Nation est aujourd’hui fêlée, ce n’est pas parce que des communautés immigrées, dont la culture, la religion ou l’ethnie diffèrent du mythique ancêtre gaulois (lui-même immigré d’origine germaine et slave) menacent son intégrité. La Nation souffre qu’une partie de ses enfants, ceux qui dirigent, qui n’ont pas à craindre pour leur avenir, refuse de tendre la main à sa partie la plus fragile.

L’identité nationale, ce n’est pas concentrer entre ses mains, lorsqu’on est Français, blanc et nanti, l’accès à la meilleure éducation possible et les postes de pouvoir. L’identité nationale, c’est non seulement admettre, mais surtout permettre et garantir, qu’un Français noir ou maghrébin devienne agrégé de philosophie, puisse diriger l’EPAD ou présenter le journal télévisé autant qu’un Français de souche. C’est accepter que le patchwork multiculturel et multiethnique de la France, qui a fait historiquement sa richesse bien avant qu’elle ne soit république, quand d’autres pays vivaient recroquevillés sur eux-mêmes, que ce patchwork de la rue soit visible dans nos institutions, dans les sphères de décision et de visibilité.

L’identité nationale, c’est d’abord à vous, dirigeants politiques, de permettre qu’elle se réalise, en permettant le brassage des compétences, des talents, en mettant fin au scandale du népotisme, en laissant s’introduire dans vos cercles cette diversité qui vous terrifie si instinctivement. L’identité nationale, c’est à vous, dirigeants politiques, d’en faire profession de foi, en ne tolérant pas et en sanctionnant exemplairement les propos discriminants d’un représentant de la République, passé ou actuel, à l’égard de la France de la diversité. Si votre discours montre tant de mépris à l’égard du vrai visage de la France d’aujourd’hui, s’il est si impossible à vos yeux d’être reconnu Français lorsqu’on n’est pas blanc, alors à quoi bon nous rebattre les oreilles de votre Marseillaise ? Chanter un hymne national, si illustre soit-il, même quotidiennement, n’a jamais, il me semble, fait blanchir personne !

L’identité nationale, c’est d’abord que vous, qui dirigez la République dans laquelle devrait s’incarner notre Nation, fassiez honneur à l’héritage républicain qui est le nôtre, celui qui rayonne hors de nos frontières au point que les clandestins, fuyant la misère ou la guerre, croient encore pouvoir trouver chez nous le soulagement de leurs maux.

Thème : Ce qui fait notre identité nationale
Sous-thème : Notre modèle d’intégration

Notre identité nationale

Vous répondez à ce commentaire :

La Constitution est essentielle, en démocratie, pour en assurer le bon fonctionnement et garantir les droits de chacun et les libertés de tous

Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En 1998, pour le quarantième anniversaire de la Constitution, le Conseil constitutionnel avait estimé qu'il était de son devoir de prendre une initiative pédagogique en direction du public.
Cette initiative s'inspirait de trois idées :
(1) Il est évident que nombreux sont celles et ceux, parmi nos concitoyens qui sont dans l'incertitude sur les règles fondamentales qui régissent notre démocratie.
(2) Il est bon pour le fonctionnement de la démocratie que ces personnes obtiennent des réponses aussi simples que possible aux questions qu'elles se posent.
(3) C'est le devoir des différents organismes qui concourent à tisser le lien de citoyenneté (école, médias, associations, partis, syndicats, institutions de la République ...) de faire en sorte que ces questions ne restent pas sans réponse.
Que les citoyens se réapproprient les " clés de la Cité " est même un enjeu essentiel de la réhabilitation du politique. Et la première de ces clés est la connaissance de leur Constitution

La Constitution est un acte de souveraineté. C'est au sein d'un Etat démocratique la règle qu'un Peuple se donne à lui même

Le principe que la souveraineté nationale appartient au peuple interdit évidemment à ses représentants de l'aliéner, notamment en la transférant à des autorités étrangères ou à des organisations internationales

Comme l'écrivait ici, en 1998, Georges Vedel : « Peut-être ce que la Constitution de 1958 a apporté de plus neuf et de plus assuré pour l'avenir, c'est cette " présence " ···. La Constitution n'est plus alternativement, comme très souvent dans le passé, un majestueux document philosophique ou un code de la route parlementaire, dans les deux cas étranger au citoyen et à sa vie personnelle et quotidienne. Elle est descendue parmi les hommes. »

Thème : Ce qui fait notre identité nationale
Sous-thème : Notre modèle d’intégration

Notre identité nationale

Vous répondez à ce commentaire :

Donc je suis d'accord avec David-C, tant que les français de souche n'arrive pas à intégrer que les noirs des Dom sont aussi français qu'eux.

Là par exemple je suis en train d'étudier un livre de culture général et j'en suis au chapitre "les pays du monde et leur histoire", ma foi l'Afrique dans sa globalité est une très vieille nation mais à cause de ses richesses elle a été dévaster jusqu'à la lie par les colons européen et maintenant elle tente de se relever mais elle est complètement libre depuis à peine 50 ans ce qui en fait une jeune nation et se fait des guerres civiles attroces, je comprend pourquoi il y à tant d'africains qui se brulent la peau pour l'éclaircir comme les antillais mais déjà que nous, nous ne sommes pas intégrer à la population française malgré notre brasage ethnique, alors eux pour se faire accepter je ne sais pas ce qu'il faut.