Sous-thème : L'individualisme
Perte des valeurs = Perte d'identité.
Monsieur Besson,
Je me présente, je m'appelle Firass Gemal, j'ai 20 ans et je tiens tout d'abord à vous signaler mon soutien dans cette trépidante question que celle de l'identité nationale. Dans un monde marqué par la mondialisation, l'essor de produits phares tels que les téléphones portables (la haute technologie en général), contribuent à l'oubli d'une de nos valeurs les plus distingués, la politesse. Dans un monde où l'essor économique a vaincu les frontières géographiques, nous nous devons de nous rappeller d'où nous venons sous peine de connaître de grands problèmes identitaires à l'avenir. Je suis actuellement en train de rédiger un grand commentaire sur les maux de ma génération. En effet, nous sommes pour la plupart ce que j'appelle des enfants de la guerre froide, nés aux alentours de la chute du mur de Berlin en novembre 1989 et du bloc soviétique en 1991. Ainsi, nous sommes les premiers à avoir l'impact de la mondialisation sur notre éducation mais j'ai le malheur de vous annoncer que le résultat est loin d'être positif. La peur de l'echec étant pour la plupart plus forte que l'envie de reussite, je note donc qu'une forte partie de la population ayant des principes physiques et superficiels de plus en plus semblables et identiques riquera de se retrouver dans un manque identitaire de la plus grande importance.
Je ne pense rien vous apprendre si je vous dis que le corps et l'esprit sont incontestablement deux personnes différentes. Seulement le monde physique (du corps) prend aujourd'hui une place considérable dans l'esprit des gens ainsi les jugements ne sont plus humains mais superficiels et le fait que je détienne un blackberry est plus important pour beaucoup que le fait de mon humanisme considéré de ma personne. Je pense faire partie des dernières personnes de ma génération à avoir conscience de ma nature et de mes origines. L'achat, le commerce, la consommation contribue chaque jour à l'oubli de la pensée. Or Voltaire, Rousseau, Molière, Montesquieu, Sartre, etc se retourneraient dans leur tombe si ils savaient qu'aujourd'hui la France ne pense plus, ne se révolte plus, mais consomme, la pensée étant partie intégrante des archives intellectuelles françaises.
Rencontrons-nous, Débatons ensemble, je pense réellement que c'e soit un besoin irréfutable et irréfuté.
Cordialement, Identitairement.
Firass Gemal



Sous-thème : L'individualisme
Perte des valeurs = Perte d'identité.
Firass disait :
"Or Voltaire, Rousseau, Molière, Montesquieu, Sartre, etc se retourneraient dans leur tombe si ils savaient qu'aujourd'hui la France ne pense plus,"
N'exagérons pas, ils avaient fort à faire à leur époque aussi, et certains ont vécu la prison pour pensées non conformes. Et Sartre a aussi dit de sérieuses bêtises.
Mais vous avez globalement raison.
Lorsqu'on avance une contradiction, une pensée, on est accusé d'être un "bien-pensant", d'être dans la ligne de la pensée unique, d'être (injure suprême) un intellectuel, ou pire, d'être un intello-parisien de gauche.
Il est évident qu'une pensée, quelle qu'elle soit, gêne. Car une pensée donne à réfléchir.
Il est plus confortable et moins fatigant d'éviter de réfléchir et d'asséner une vérité entendue ou lue. Une vérité discutable, mais une vérité. Or une vérité ne se discute pas.
Par un joli paradoxe, ces non-pensant sont dans un dogme, une vérité unique, une "non-pensée" unique qu'ils reprochent aux intellectuels !